KLEINE GESCHRIFTEN OMTRENT EEN GROTE OORLOG (5)

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Luik, Namen en Antwerpen kregen als vestingssteden een reeks forten rondom hun agglomeratie, ontworpen en uitgevoerd door Henri Alexis Brialmont.  In Namen werden tussen 1888 en 1892 negen forten gebouwd.  Vier grote en vijf kleinere. Ze waren net zoals bij de stad Luik onderling verbonden door loopgraven en prikkeldraad, en net zoals in Luik waren die verbindingen in slechte staat.
Een fort was in feite niet meer dan driehoekige of vierkantige grote blok (ongewapend) beton, zonder comfort voor degenen die het gebruikten, uitgerust met artillerie. (22cm en 21 cm, Franse en Duitse herkomst)
Het fort van Marchovelette  op de linker Maas-oever werd verdedigd met volgende stukken.  Mijn Engelse bronnen gebruiken deze termen:

One 21 cm gun turret with a single gun
One 15 cm gun turret with two guns
Two 12 cm gun turrets with one gun
Three retracting 57mm rapid-fire gun turrets for close defense
Five 57mm guns in embrasures defending the ditch

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De zware wapens waren Duits, typische Krüpp afkomst, de andere Frans en andere diverse afkomsten.
Het fort was van een zoeklicht voorzien en met seinlichten om met de nabije forten te kunnen communiceren. Er werd net voor de eerste wereldoorlog aan een ondergrondse telefoonlijn gewerkt maar die was niet gebruiksklaar.
De wapens gebruikten ‚zwart poeder’ in plaats van ‚rookloos poeder’ zodat ze wolken gas produceerden in de binnenruimtes en zich door het fort verspreidden.
Het doel van een fort was de opmars van een vijand te vertragen.

Na de uitschakeling van de Luikse forten beginnen de Duitsers op 21 augustus rond 10 u met een systematische en hevige beschieting van de forten als van de stad Namen.
De forten krijgen ook hier te maken met o.a. 420mm M artillerie, de zogenaamde ‚dikke bertha’s,  met granaten van zo’n 800kg terwijl de verdedigers zelf granaten van maximum 90 kg kunnen afvuren.
Fort Marchovelette wordt op 21 augustus gebombardeerd met 21cm howitzers en de volgende dag met de fameuze dikke bertha’s.
Op zondag 23 augustus slaat een granaat in de kruitruimte.  Twee derde van de manschappen is dood of zwaar gekwetst, vreselijk verbrand.

Een getuige:

Le bombardement qui accable le fort depuis l’aube du dimanche 23 se ralentit pour cesser vers 13 heures. Le lieutenant Caussin s’écrie: “Nous sommes sauvés, tous à vos postes, on contre-attaque!”. Tout à coup, vers 13 heures 45, une salve s’abat sur le massif. Simultanément, une explosion formidable, l’arrêt des machines, l’extinction des lumières, et un seul cri prolongé… puis le silence. (Un obus avait atteint une puissante charge de poudre.) Projeté avec violence contre la porte du magasin à projectiles, je me relève, et puis, aussitôt, je suis agrippé par un camarade. Je m’engage dans le couloir, mais, tout de suite, je dois rebrousser chemin, Le gaz, la fumée me prennent à la gorge. Je me dirige vers le massif central et je traverse les flammes pour enfin aboutir aux fenêtres de l’escarpe. Le scène qui se passe, en ces instants tragiques, est indescriptible. Des camarades horriblement brûlés se bousculent sans vêtements ou avec des lambeaux qui flambent encore. Plus de cheveux. La figure toute noire. Méconnaissables, ces malheureux se dirigent vers l’infirmerie où se dévouent le docteur Emery et les infirmiers. D’autres, halètent ou gémissent atrocement avant de mourir.

Au-dessus de la rampe, je suis capturé par les Allemands qui avancent en tirailleurs. Le fort de Cognelée est tombé, le nôtre est pris. Soudain, les hommes du coffre de tête, isolés et ignorant qu’un drapeau blanc est levé, exécutent fidèlement leur consigne. Le feu cesse.

Gaspari, originaire d’Arlon et soldat au fort, discute avec les Allemands qui, finalement, acceptent les explications. Le commandant Duchâteau, blessé, le lieutenant Caussin, affreusement brûlé, qui s’étaient avancés sur le massif pour respirer et s’abriter dans un entonnoir, sont faits prisonniers. L’officier allemand qui les reçoit les félicite de leur conduite héroïque. Les deux officiers belges, des blessés, et un convoi de prisonniers dont je fais partie, sont conduits à la ferme de Pierre Caume. Les blessés sont affreux à voir; nous ne les reconnaissons plus. La tête, la figure et les mains ne sont qu’une plaie; les cartilages du nez, des paupières et des oreilles ne forment plus que des amas de gélatine. Ils sont étendus sur des brancards à même le fumier. C’est alors que les troupes allemandes, musique en tête, montent sur le glacis du fort pour fêter leur victoire.

Le commandant Duchâteau, le lieutenant Caussin et quelques blessés marchant difficilement, sont transportés au couvent de Champion transformé en “feld-lazarett”.

Lorsque l’automobile qui amène le commandant du fort de Marchovelette et son lieutenant pénètre dans la cour du couvent, le colonel d’Etat-major, qui est venu les prendre, fait sortir une compagnie pour rendre les honneurs. Commandant la 3e division de la Garde et visitant les blessés, il félicite le commandant Duchâteau et lui déclare: “On est fier, lorsqu’on a affaire à des adversaires tels que vous”.

Tegenstander Augustin V.N. zal zwaar verbrand met vele andere gekwetsten naar een hospitaal in Huy worden gebracht, later naar Luik.

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