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Onder noot VI ‘Nous ne sommes pas dans la littérature’ beschrijft Montherlant achteraan in ‘La relève de matin’ een eerste bijeenkomst van oud leerlingen en hun meesters na de grote oorlog, 25 janvier 1920.
Il y avait là les jeunes générations, les survivants, et les morts.’
Hij drukt er zijn toespraak af om te bewijzen hoe sterk zijn boek bij de werkelijkheid aansluit.

‘Si je ferme les yeux et me représente une classe de philosophie en 1912, voici ce que je vois:
Au premier banc: Bernard Audollent, mort; Marc de Montjou, mort; Henri Faure, mort; Louis Roblin.
Au second banc: André laboureur, mort; Henri Macke, mort; Pierre Geay.
Au troisième banc: Marcel Villé, mort; celui qui vous parle; Henri Boudent: mort.
Ainsi des dix garçons de cette classe sept sont morts.  Des trois survivants deux ne survivent que parce qu’ ils n’ ont pas fait la guerre.
De ceux qui sont partis, je suis le seul qui soit revenu.  En me choissant pour parler au nom de mes anciens camarades, on n’ a pas voulu me faire honneur.  On a pris le seul qui reste.
De cette vie des hautes classes en 1912, je m’ imagine parlant pendant trois heures.  Je demeure indécis et impuissant en me disant que je dois en parler pendant trois minutes.’

Nog meer dan zijn betoog in de verschillende onderdelen van ‘La relève du matin’ is de werkelijkheid van deze beschrijving een getuigenis van de onvoorstelbare wreedheid waarmee de Grote Oorlog een generatie heeft weggemaaid, een leegte heeft geschapen waarin het mogelijk werd een nieuwe waanzin op te starten die de volgende generatie lege banken zou creëren.
Je begint zijn verdriet over dit boek in het voorwoord van 1933 beter te begrijpen.

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Henry de Montherlant avait dix-huit ans quand éclata la guerre. “Le collège et la guerre sont pour moi d’un seul tenant”, dit-il. C’est toute une époque où il a connu avec des garçons, une existence primitive et ces sentiments si rudes, ils feront le fond de ses premiers ouvrages. Libéré, c’est à la gloire du collège de Sainte-Croix, où il avait pris son départ, qu’il consacre La Relève du matin. Sans larmes, il y honore les tombeaux de ses camarades, il replace dans ce collège tous ceux que la mort en a chassés. Sa virilité pourtant y cède à des expressions d’une sensibilité moins tendue. Si les tout jeunes garçons, il les fait parler avec une surprenante autorité, les accents les plus tendres et les couleurs moins vives trouvent leur place dans ce livre où quelques enfants de chœur élèvent un chant mal assuré.’

(Maurice Martin du Gard, augustus 1923)

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