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‘Voor mijn moeder was schilder worden een probleem want voor haar was dat geen ‘métier’.
Het eigenzinnige kind, kunstenaar Sam Szafran -in feite was ‘Berger’ (Samuel) zijn familienaam-, stierf een week geleden in zijn woonplaats bij Parijs. Hij werd bijna 85.
Kind van Joods-Poolse emigrés ontsnapte hij in zijn leven aan de grote razzia in de wintervelodrome en later aan een heroïneverslaving. Zijn familie, met uitzondering van zijn moeder, werd in de nazi-kampen vermoord.

Ontsnappen, je veilig voelen, het atelier. Meteen de drie thema’s van zijn werk in pastel, aquarel of houtskool: de trappen, de wintertuin, het atelier.

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Au début des années 60, il se lie d’amitié avec Alberto Giacometti et entre à la galerie Claude Bernard. Dans les années 70, il adhère un temps au groupe Panique (fondé par Arrabal, Topor et Jodorowsky). Il rencontre aussi Henri Cartier-­Bresson, Martine Franck, Raymond Mason et commence sa série des « Ateliers », puis des « Escaliers ».

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Abritée par les hauts murs de brique d’une ancienne fonderie de Malakoff, elle a pu, à l’image de ce qu’elle représente, laisser grandir à l’aise des arborescences de plus en plus somptueuses et subtiles. Ces tapisseries mille-feuilles, tissées de philodendrons, de caoutchoucs, d’aralias, ces cascades de verdure et de lianes entre lesquelles se glisse la silhouette furtive d’un être humain, ont au premier regard l’enchantement des légendes, des contes pour enfants. Derrière les apparences, un génie du fantastique habite ces feuillages. (Jean Clair dans ‘PrussianBlue)

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Mais cet univers clos et végétal, la cornue de ces transformations de couleurs et de formes, évoque aussi des images plus lointaines et plus savantes dont nous avons souvent oublié le sens. Cette représentation qui court d’œuvre en œuvre comme un leitmotiv, ces feuillages protégés par des murs au milieu desquels est assise une femme silencieuse, c’est l’image ancienne, protégée par son mu- retin de briques rouges, d’un hortus conclusus. L’œuvre obéit dans l’ordre de l’image peinte, à ce que dans l’ordre de l’esprit on appelait la clôture : un exercice solitaire et rigoureux, à l’abri du monde extérieur et de ses distractions. (ibidem)

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In mijn eigen ‘hortus conclusus’, mijn besloten binnentuin geef ik hem graag een plaats. Ik herken het trappenhuis dat naar nergens leidt, hou van het atelier waar mijn woorden door pastels, aquarel, en houtskool zijn vervangen en ken de dromerige binnentuin waarin de vrouw van het intense leven thuishoort.

http://www.domaine-chaumont.fr/en/node/1963/sam-szafran

http://www.artnet.com/artists/sam-szafran/7

https://www.connaissancedesarts.com/peinture-et-sculpture/quand-sam-szafran-nous-ouvrait-son-atelier-111069/

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‘Le fait que je veuille devenir peintre, c’était un vrai problème pour ma mère, parce qu’elle considérait que ce n’était pas un métier. J’ai découvert l’oeuvre de l’écrivain italien Curzio Malaparte qui décrit les cadavres gelés comme les sculptures de Giacometti, et ça m’a frappé. Je me suis alors passionné pour Giacometti.
Alberto Giacometti cherchait l’émotion première. Il disait souvent : “Je n’y arrive pas. Suis-je dans la bonne voie ?” Il était obsédé par l’idée de trouver l’essentiel. C’est un homme qui avait des lettres. Il se remettait sans cesse en question, comme tous les grands.
Picasso était méchant avec les gens qui avaient du talent. Mais il disait une chose très juste “Giacometti a inventé une chose nouvelle : l’homme dénudé du superflu”.
Au début des années 1960, on a été confrontés à la nouvelle figuration et la peinture américaine. C’était d’une confusion totale. ‘

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L’escalier qu’il propose devient un trou, un conduit qui ne va ni n’arrive nulle part et se ramifie en éventail ; les philodendrons se transforment en une jungle dévorante où l’on distingue parfois la silhouette de Lilette ou une jarre ; l’imprimerie se change en un monde souterrain écrasé par une verrière nervurée comme les nervures des feuilles ou des marches de l’escalier. Chaque chose semble contenir les autres choses, tout est déjà dans tout. Et dans ces espaces confinés, clos sur eux-mêmestelles des prisons piranésiennes, la nature filtre de partout. La vie du végétal est là, cachée, dans la chlorophylle des feuilles ou le friselis des ramures serpentines, mais elle est aussi dans le bois usé des degrés d’escaliers, dans les lattes de parquet bien alignées, jusque dans les fibres du papier, surtout depuis qu’il utilise un papier de soie chinois fabriqué à base de bambou concassé puis tissé. (Elisabeth Vedrenne)

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“My perspective is closer to the Arab perspective, based on the eye’s oval shape rather than traditional geometric perspective, which is characterised by a horizon line and vanishing points.
Something else results from it, another ambience, another system, another way of seeing. An invention started over and over again.”

“I need chaos; my studio is chaotic, between layers of books, pastels lying around everywhere and piles of this, that and the other. In order to produce something, I need to start out from chaos”.

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Sam Szafran is an altogether atypical artist, a painter completely without ties, unclassifiable, extraordinary, outside any discernible movement. Possessed of rare sensibility and culture, he has succeeded in converting the many sufferings of a difficult life into a body of work of unique power and virtuosity.

http://www.domaine-chaumont.fr/en/node/1963/sam-szafran

https://www.franceculture.fr/peinture/le-peintre-sam-szafran-maitre-des-pastels-et-de-laquarelle-est-mort

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