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‘How much women are to be pitied! It is the man who first takes notice, it is the man who asks to be introduced, it is the man who makes the first advances, it is the man who gives the invitation to dance, it is the man who pays attention, it is the man who offers marriage.
The woman is like this paper, this nice paper on which we write whatever we please.
God does not hear me, yet I will not doubt God.
Often a desire to do it seizes possession of me, but I am very quickly punished.
Pshaw! Life is an ugly thing! ‘

24 October 1875

En daarmee zitten we volop in de vraag naar zelfstandigheid, naar een eigen leven voor vrouwen.
Marie werd al vlug uitgeroepen tot een symbool van deze emancipatiestrijd, zeker na haar dood toen er een hele cultus ontstond die mythologische proporties aannam.

Daarom tijd voor haar eigen zelfportret.
Een merkwaardige vrouw.
De witte kraag (a la Van Dijck zoals haar Poolse medestudente beschreef) dient als lichtbron voor haar frêle gezicht, de brandende ogen echter tamelijk zelfzeker.

Als ik haar dagboeken uit haar jonge meisjestijd herlees, kan ik me niet ontdoen van het beeld van de verwende, overbeschermde en naar aandacht hunkerende Marie.
Haar platonische affaire met de duc of Hamilton wordt er uitvoerig in beschreven en verschilt niets van wat hedendaagse meiden zouden neerschrijven.
Wel wordt nog maar eens duidelijk hoe intens piepjonge mensen naar iemand kunnen verlangen, hoe ze vervuld zijn van een beeld dat nergens met de werkelijkheid strookt, maar waarop ze al hun verlangens en vertedering kunnen projecteren.
Het wordt maar al te gemakkelijk afgedaan als kalverliefde, onvolwassen gevoelens (alsof die zgn. “volwassen” gevoelens dan zo geweldig zijn!) of in het beste geval “verkenningen”.
Het zal haar hele korte leven tekenen.

Zo schrijft op 6 mei 1875 (bijna 16) over zichzelf:

“. J’aime le beau, j’aime le grand, j’aime le monde, le bruit et l’éclat. J’aime aussi quelquefois le mystère.
Je ne souffre pas les contradictions.
Mais le trait dominant de mon caractère, c’est l’ambition, à laquelle je sacrifierais tout. Je suis fière, impérieuse.-
Je suis ambitieuse comme… comme moi, il n’y a pas d’autre comparaison. Et cette ambition me mènera à des grandes choses si Dieu veut, ou me déchirera constamment.

De ambitie dus waaraan ze alles wil opofferen.
Haar zelfportret op die leeftijd liegt er ook niet om.
Ze noemt zelfs de naam Oostende als het over haar kleine roze oortjes gaat die ze met schelpen uit die badstad vergelijkt.
Lees maar:

“N’est-ce pas un péché envers le monde et une disgrâce pour moi que d’être comme je suis pour rien? Je veux bien faire mon portrait.
C’est la plus difficile des choses car on risque ou de s’humilier ou de paraître sot et fat. Je veux m’avoir décrite telle que je suis à présent, à l’âge de seize ans. —
Je suis de taille moyenne. J’ai des cheveux d’or me venant jusqu’à la ceinture, frisés en bas et ondulés du haut.
Un grand front blanc et noble, que je couvre par une frange de cheveux.
Sur les tempes j’ai […] des cheveux courts naturellement et qui malgré mes soins s’en vont de tous côtés en petites frisures d’un doré argenté. Il y en a jusque devant l’oreille.

Des sourcils foncés, épais et d’une belle forme. Des yeux gris, ou plutôt de toutes les couleurs comme de toutes les expressions. Des cils presque ou aussi foncés que les sourcils et n’ayant rien de remarquable.
Un nez assez droit et arrondi, des narines un peu grandes, très mobiles mais pas laides, un joli nez en somme. —
Une bouche jolie, petite, vermeille, et les coins de la bouche remarquablement frais, veloutés, modelés et aimables.
Les dents inférieures, petites et blanches et reluisantes, les supérieures plus grandes […]. Un menton rond potelé avec une fossette bien prononcée. —
Les oreilles petites et roses comme ces coquillages qu’on voit aux magasins d’Ostende. —
La figure en général est plutôt ronde qu’ovale, la peau douce, blanche, les tempes aux veines bleues, les joues veloutées et roses et près des oreilles couvertes d’un duvet doré, argenté. […]—
Un joli cou, des épaules et des bras magnifiques, grains de beauté sur l’épaule gauche, les bras, comme les jambes, la nuque et depuis la nuque jusqu’à la chose que je n’ose pas nommer, couverts d’un duvet doré, le duvet est surtout visible au milieu du dos le long de cette espèce d’enfoncement qui est si prononcé chez la Vénus de Milo. —
J’ai la poitrine extrêmement haute, blanche et veinée de bleu, comme les bras et les épaules, les seins fermes d’une très belle forme et d’une blancheur éclatante, puis rose où il faut. —
L’endroit que je n’ose pas nommer est si opulent que l’on me croit toujours en grande tournure.
Je suis extraordinairement cambrée.
J’ai des hanches rondes et larges, les jambes très bien formées, des genoux petits et bien faits, des mollets fermes, une cheville fine, les pieds petits mais d’une forme médiocre, blancs et délicats et sans maladies, cependant. —
Les mains de la même qualité que les pieds. —

En somme je suis, je puis le dire sans me vanter, admirablement bien faite.
J’ai partout la peau blanche, fine, veloutée. […]
Quant au moral, il se voit dans ce journal. — Je suis bonne au fond, charitable, délicate, je n’offense jamais un plus faible et n’humilie jamais un inférieur. Je suis aimante par élans, coquette toujours et partout.

Nederig zou je dit meisje niet dadelijk kunnen noemen, wel zeer bewust van de eigen mogelijkheden.
Zelfs met de Venus van Milo kan ze enige vergelijking doorstaan.
Heel grappig wordt het als ze over ‘l’ endroit que je n’ ose pas nommer’ begint, zeker als ze het si opulent ervaart zodat iedereen haar in grande tournure waant.

Het ontbreekt haar duidelijk niet aan zelfzekerheid.
Ze is net zestien als ze boven geciteerde lijnen in haar dagboek schrijft, en geef toe, ze doet het alleraardigst, sans gêne.

Ze kent zelfs haar tekortkomingen:

“Je ne connais parfaitement aucune langue. La mienne ne m’est familière que dans les rapports domestiques.
J’ai quitté la Russie à l’âge de dix ans, je parle bien l’italien et l’anglais.
Je pense et j’écris en français et encore je crois que je fais des fautes d’orthographe !
Et souvent les mots me manquent et je trouve avec un dépit à nul autre pareil ma pensée exprimée par un écrivain célèbre, avec facilité et grâce !

Ze beseft al vlug, eens de Tubercelose zich begint te manifesteren dat ze niet lang zal leven.
En met een bijna kinderlijke zekerheid probeert ze dat afscheid vrouwmoedig te overstijgen:

“ Du reste, je me crois trop admirable pour me censurer. – Vous pouvez donc être certains, charitables lecteurs, que je m’étale dans ces pages tout entière.
Moi comme intérêt, c’est peut-être mince pour vous, mais ne pensez pas que c’est moi, pensez que c’est un être humain qui vous raconte toutes ses impressions depuis l’enfance.
C’est très intéressant comme document humain. Demandez à M. Zola et même à M. de Goncourt, et même à Maupassant !
Mon journal commence à douze ans et ne signifie quelque chose qu’à quinze ou seize ans.
Donc il y a une lacune à remplir et je vais faire une espèce de préface qui permettra de comprendre ce monument littéraire et humain.

Ik moet altijd aan de roos van de kleine Prins denken.
Die had ook klauwen om zich tegen de tijgers te verdedigen.
Een moeilijk karakter, maar de Kleine Prins was gek op haar, ook al begreep hij er niets van.

“Si j’allais mourir comme cela, subite
ment, prise d’une maladie !… Je ne saurai peut-être pas si je suis en danger ; on me le cachera et, après ma mort, on fouillera dans mes tiroirs ; on trouvera mon journal, ma famille le détruira après l’avoir lu et il ne restera bientôt plus rien de moi, rien… rien… rien !…
C’est ce qui m’a toujours épouvantée. Vivre, avoir tant d’ambition, souffrir, pleurer, combattre et, au bout, l’oubli !… l’oubli… comme si je n’avais jamais existé.

En had die verdomde duc of Hamilton haar nu eens één keer in zijn hertogelijke armen genomen….